Assurance des marchandises transportées : des attentes renforcées des courtiers et des entreprises
Lignes de spécialitéArticle15 avril 2026
Pour les entreprises, qu’elles soient PME ou multinationales, l’assurance marchandises transportées reste avant tout un enjeu de continuité d’activité. Un sinistre – avarie, vol, perte ou retard – peut avoir des conséquences immédiates sur la relation client, la réputation ou la trésorerie. Pour les courtiers, l’enjeu est d’apporter des solutions à la fois solides sur le plan technique et simples à activer, dans un environnement logistique souvent contraint par le temps. Décryptage par Eric Chean, Responsable de la souscription Marine chez Zurich France.
Des risques bien identifiés, mais toujours présents
Quel que soit le mode de transport - maritime, routier, aérien ou fluvial - les risques restent nombreux et bien connus. Les sinistres les plus fréquents surviennent lors des phases sensibles de chargement et d’arrimage, ou à la suite de chocs pendant le transport. Les vols de marchandises demeurent également une réalité sur certains axes routiers européens.Face à ces expositions, les entreprises attendent des garanties réellement en adéquation avec la valeur des biens transportés et sur la nature de leurs flux, parfois très spécifiques.
Le courtier et l’assureur, piliers de la gestion du risque transport
Dans ce contexte, le rôle du courtier dépasse largement la seule recherche du meilleur tarif. Il analyse les schémas logistiques, identifie les zones de vulnérabilité et accompagne ses clients dans la structuration de couvertures réellement adaptées à leurs activités.
De cette proximité avec le terrain découlent des attentes très concrètes vis-à-vis des assureurs. D'abord, des solutions suffisamment souples pour suivre l’évolution rapide des flux et la diversité des risques. Ensuite, une clarté sans détour, avec des contrats faciles à lire, des exclusions et des franchises bien identifiées, et une tarification maîtrisée.
Enfin, la réactivité est essentielle. Les contraintes de délais sont fortes dans le transport : une cotation urgente, un dépassement de plein, un ajustement de garantie ou une validation de capacité représentent un réel enjeu. Pour les courtiers, la disponibilité des équipes et capacité de décision et de traitement de l’assureur sont donc déterminantes.
Prévention et conseil : un levier clé
La réduction de la sinistralité ne se joue plus uniquement dans les clauses d’un contrat. En assurance des marchandises transportées, elle commence bien en amont, dans la compréhension des flux, l’anticipation des risques et l’accompagnement des pratiques opérationnelles.
La prévention s’impose ainsi comme une composante à part entière de l’assurance transport, elle est au cœur de notre approche pour un accompagnement de proximité adapté à l’exposition au risque.
Une approche tournée vers le partenariat
C’est dans cette logique que certains assureurs, comme Zurich France, inscrivent leur action sur le segment des marchandises transportées : en privilégiant une expertise technique de proximité, une organisation favorisant la réactivité et un accompagnement durable des courtiers et de leurs clients. L’objectif est non seulement de couvrir un risque, mais également de contribuer, aux côtés des acteurs de la chaîne logistique, à une meilleure maîtrise du risque et donc des expositions.
Retrouvez l'article sur L'Argus de l'assurance.
Interview de Eric Chean, Responsable de la souscription Marine Transport de Zurich France.
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